Galerie Bër, 2011.

Frédéric Faye aux cimaises de la galerie Bër-Cherbourg. 23 juin 2011

Le peintre Frédéric Faye est l’invité de Gwénaël Guézennec à la galerie Bër jusqu’au 26 juillet. Avec une peinture puissante et intime.
Frédéric Faye était venu déjà en 2010 à la galerie Bër pour une exposition collective avec des graveurs.
Cette fois, il revient pour une exposition personnelle, intitulé Des visages et des corps, à ne manquer sous aucun prétexte tant l’artiste est talentueux et rare.
Sa dernière exposition personnelle dans la région remonte à 2009, au musée de Coutances. Frédéric Faye fonctionne par séries  et c’en est une sur le corps humain que les visiteurs de la galerie et cave à vins naturels peut admirer ici.
Des visages, des baigneurs, des études de pieds, de main , et des maillots de bain… Frédéric Faye peint l’ intimité, un intérieur, une rencontre.

Je présente des je suis sur papier, des huile sur toile, et des dessins. Certains date d’un mois, d’autres ont deux ou trois ans. Tous ont été choisi avec Gwénaël.

Et le choix n’a pas dû être aisé, parmi les quelque  150 toiles de son atelier. Frédéric Faye travaille actuellement à une nouvelle série.

Au printemps, je me suis laissé happé par l’extraordinaire jaune souffre des champs de colza. Et j’ai recommencé à faire des croquis sur le motif.

Après avoir peint beaucoup de bêtes mortes, notamment des poissons, cela plaît à Frédéric Faye de peindre du vivant, peut-être les vaches Gasconnes du voisin… Vivement la prochaine exposition du peintre de la côte des isles.

Galerie Bër
Jusqu’au 26 juillet, du mardi au samedi, de 10h à 13h, de 15h à 20h. Galerie Bër, 9 rue du port. Cherbourg. Tel O2 33 94 34 06

Galerie Bër. 2010

Cinq graveur et un peintre à la galerie Bër de Cherbourg .

Cinq graveurs et un peintre ornent les cimaises de la galerie Bër. Le peintre, c’est Frédéric Faye : « Gwenaël Guezennec est venu me voir à mon atelier et a choisi de petits formats, dans les séries des poissons et des mains« .
L’artiste de Saint-Maurice en Cotentin  excelle à peindre ses mains qu’il a tant observées dans les musées, à en remplir des carnets de croquis :  « j’ai beaucoup regardé les toiles du Titien et celle des primitifs italiens, où les mains rythment les compositions« .

Galerie Bër
Jusqu’au vendredi 11 février, galerie Bër, 9 rue du port. Cherbourg

« Présences » (2009) de Frédéric Faye .

Le musée Quesnel- Morinière de Coutances présente les œuvres du peintre Frédéric Faye. Le travail du talentueux artiste du Nord-Cotentin est visible jusqu’au 20 décembre dans un ensemble intitulé Présences.

Pour exposer au musée Quesnel-Morinière les œuvres du peintre Frédéric Faye, un dialogue entre l’équipe du musée et l’artiste a permis de faire le choix le plus judicieux dans ce lieu intimiste. Les trois salles successives du rez de chaussée de l’Orangerie proposent « un parcours sur le travail du peintre dans l’ensemble du processus de création ».
Ainsi, la première salle présente différentes séries de petits formats ; une thématique principale se dégage de ces croquis, dessins, lavis de chine et huiles sur papier : la figure humaine, les têtes de poissons, les têtes de moutons.

Vif. Huile sur toile. 100 x 200 cm . 2005

Vif. Huile sur toile. 100 x 200 cm . 2005

Dans la seconde salle sont accrochées les huile sur toile parmi lesquelles Vif. Pour cet œuvre de dimension importante (100 par 200 cm), la figuration des deux têtes de poissons comme en dialogue, en vient à se résumer à l’essentiel : deux cônes inversés (l’aboutissement d’un long et passion travail sur ce motif). La troisième salle réserve une vue d’ensemble significative du travail foisonnant de Frédéric Faye. De son travail passé et présent.

Un emprunt au Maîtres anciens.

L’équipe du musée a trouvé intéressant d’y exposer par exemple plusieurs variations autour d’une étude fragmentée du Leonidas aux Thermopyles  de David.

Sans passer ma vie exclusivement dans les musées, j’y trouve toutefois une inspiration constante, comme au Louvre où je dessine dès que cela m’est possible. Je ressens beaucoup d’émotions au contact directe et intime de la toile… C’ est étourdissant.

Pour un bon aperçu de ce processus de ce création, on ne manquera pas de s’arrêter sur les vitrines exposant les nombreux croquis de l’artiste.

Je me nourris du travail des maîtres anciens mais sans aucune intention de copistes.  Ces empreintes inscrivent l’oeuvre dans la modernité.

Au première étage, l’exposition se complète par des œuvres plus anciennes datées de 2002 à 2004. Au parcours de cette remarquable exposition, on percevra combien Frédéric Faye, en travaillant sur l’intime, entend travailler sur l’universel. Les amateurs ont encore un mois et demi pour découvrir ce beau moment de peinture.

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Xavier EVENARD

Musée de Coutances. 2009

Le musée Quesnel-Morinière de Coutances présente un ensemble d’œuvres du peintre Frédéric Faye. Né en 1964 à Caen, Frédéric passe son enfance au cœur du bocage normand. Sa peinture sera forcément imprégnée par la relation directe et étroite qu’il entretient avec la nature environnante.
Après des études d’art à Paris, il installe en 1987 son atelier dans le Cotentin. Différents thèmes sont présentés dans les salles du musée. Tout d’abord, un ensemble de petits formats, des huiles sur papier, des dessins au crayon au trait incisif, des lavis d’encre de chine représentants un ensemble de portraits, de têtes de poissons et de moutons.
Autres sujets, cette fois sur deux grandes huiles sur toile, des études d’après Jacques Louis David. Ce n’est pas là un travail de copiste mais une suite de variations sur un même thème. Frédéric Faye s’abandonne généreusement dans le regard de la peinture des autres comme une incitation à peindre. Il possède une extraordinaire faculté de se souvenir du contexte psychique et psychologique dans lequel il a vu chaque tableau.

Etude d'après David.Huile sur toile-162 X 130 cm- 2008-2009
Bien que son travail soit très ancré dans le réel -la série des mains et des troncs d’arbres en est un exemple- Frédéric se détache peu à peu des sujets qu’il affectionne pour se tourner vers la matière même de la peinture. Qu’elle soit rugueuse, opaque ou travaillée en jus, la matière picturale donne une respiration lumineuse aux oeuvres. Cette qualité lumineuse est substantielle de la peinture à l huile. Il la retrouve chez les Primitifs italiens qu’il affectionne particulièrement.

Préface du catalogue d’exposition. Musée de Coutances , 2009 .

Frédéric Faye : une peinture de chair. Zoé Gosset

La peinture de Frédéric Faye est saisissante. Face à ces oeuvres, celui qui contemple est partagé entre la jouissance qu’il éprouve à se plonger dans cette peinture pleine, charnelle, éclatantes aux couleurs vibrantes et riches- à s’en régaler-et le sentiment de l’étrangeté. Cette matière si dense, qu’elle soit figure, scène, nature morte, se pose devant lui,contre lui, et lui en impose. Ainsi, poissons, têtes de moutons existent sans tout leur vérité, leur animalité . Ainsi ce voyageur sous une ombrière d‘Afrique du Sud se retourne vers nous , l’instant d’un regard . Regard d’invitation au voyage , mais aussi regard d’adieu, dont on ne sait qu’il ne prolongera pas.
Car cet homme, toujours en partance, nous est à la fois doux et lointain, imperturbable, digne, fier dans tout son corps d’être un nomade et de n’appartenir à personne .
Densité d’une pose, où le sujet s’offre sans se donner tout à fait, ou densité d’un mouvement, qui force l’admiration. Saisir par exemple l’instant même de la transformation, Frédéric Faye l’a fait dans son arbre aux tons jaunes, qui n’est pas sans rappeler les Métamorphoses d’Ovide. Il semble que les corps musculeux fusionnent dans un mouvement de torsion pour être soumis à la forme de l’arbre. Arrachés, enlevés, sublimés par celle-ci. Un lien vigoureux, charnu se tisse ainsi entre le ciel et la terre. Ce n’est pas un hasard si avant d’être un arbre, le sujet de ce tableau était une main. Chair humaine et chair végétale participent de la même matière. Une matière que Frédéric nourrit d’années en années en recouvrant , sur la même toile, des sujets par d’autres sujets. Forte de nombreuses couches qui se sédimentent , l’ oeuvre atteint son intensité, sa splendeur.
Dans cette recherche, Frédéric Faye travaille par séries : série de plongeurs, puis séries des maillots de bains eux-mêmes, séries des poissons, de têtes de moutons, de baignoires. Dans cette démarche qui tient de l’obsession, Frédéric Faye plonge au coeur d’un sujet pour en tirer l’essence. Au bord de l’abstraction, ce sujet atteint enfin ses couleurs, son expression, son mouvement propre, toute sa personnalité.
Affaire de vie ou de mort: il s’agit souvent de saccager ou de sauver une toile trop chargée, lourde des errements du peintre. Instant de crise, où il faut savoir «saisir sa chance au vol» pour que le miracle advienne : l’équilibre de l’oeuvre achevée.
Au tour du spectateur de se frotter à la toile, d’en accepter le vertige.
La rencontre est alors entière .

Portrait par Jacques Jacob (2009)

Frédéric Faye : Entre ciseaux et pinceaux .

Petit garçon, il avait toujours une paire de ciseaux entre les mains. Frédéric Faye voulait être couturier. Il a grandi ; la paire de ciseaux aussi. Il s’en sert pour habiller quelques jardins privilégié du Cotentin. Mais seulement à ses heures perdues. Car, en vérité, Frédéric Faye est peintre. À toutes les autres heures. Et plus encore…

La peinture de Frédéric Faye est dense et légère, simple mais tellement complexe, sombre et si colorée, un peu obsessionnelle aussi. Elle a de l’épaisseur. Au sens propre comme au sens figuré. L’épaisseur des oeuvres qui ne se font pas en un jour. Perfectionniste jusqu’aux frontières de l’excès, Frédéric Faye a du mal à considérer qu’une toile est terminée. Il peut la laisser plusieurs mois, puis la reprendre et la reprendre encore ; cela peut bien durer des années. Jusqu’à lui donner cette fameuse consistance, en même temps qu’une transparence dans laquelle on s’enfonce jusqu’au vertige pour découvrir une histoire riche, dense.
Comme seule l’huile en a le pouvoir.
Depuis longtemps, l’hôte de la Bizerie , à Saint-Maurice en Cotentin, rêve de peindre les gants orange des pêcheurs qu’il voit parfois jaillir du sable, comme s’ils appelaient  à l’aide, alors qu’il arpente les plages des environs de Carteret.
« Ils me fascinent », avoue-t-il avec un soupçon de résignation dans la fois. Car, jure-t-il, « je n’y arrive pas ». Ces gants de travail font partie de ces « chocs visuels » dont l’artiste a besoin pour faire naître le désir. D’autres sujets sont heureusement plus dociles. Il a eu sa période maillots de bain, sa période têtes écorchées (moutons)  ou tranchées (poissons), dont il a fait des séries aussi interminables que remarquables. Non par manque d’inspiration, est-il utile de le préciser ? Mais « pour dépasser le côté anecdotique du sujet ».
Depuis quelque temps, le peintre est revenu à la figure, des nus au bain, essentiellement, qui lui donnent l’opportunité de travailler le gris et le blanc, lui dont la palette est souvent très crue.

Respiration botanique.

Tout petit, dans sa campagne de Pont l’abbé -Picauville, le fils du vétérinaire du pays rêvait de grande couture. Au sortir de l’adolescence, il hésitait encore entre « archi, décoration intérieure, graphisme« . Ce sera finalement les Beaux-Arts, une formation qui ne achèvera pas mais qu’il fera éclore sa passion pour les musées parisiens.
En 1987, il s’installe dans la maison de vacances familiale de Barneville Carteret. Il peint sur le motif dans la dune, achète un vélo avec un bon porte-bagages sur lequel il fixe ses aquarelles pour faire la tournée des restos et des marchés. Bien qu’il peignît chaque jour, chaque jour il se posait la question :  » Vais-je vraiment en faire mon métier ? J’ai bien mis dix ans à me répondre » parvient-il à plaisanter aujourd’hui dans une esquisse de sourire.
C’est vrai qu’il aurait aussi pu se spécialiser dans le jardinage. Car l’ex-futur grand couturier continue d’être très habile avec une paire de ciseaux dans les mains. Avec ses cisailles, il ne taille pas les buissons, il les sculpte, les révèle, leur donne du caractère.
 » Mais c’est juste pour m’échapper de temps à autre, pour la respiration « , s’empresse t-il de préciser. Comme s’il craignait de laisser croire qu’il pourrait se disperser.
Car son seul autre échappatoire, c’est… la peinture. Celle des grands maîtres, dont il a été sevré dans sa jeunesse,. Il se rattrape aujourd’hui par de régulières escapades parisiennes, où il va humblement chercher sa place dans la grande histoire de l’art. Rien d’étonnant lorsqu’on est convaincu que  » la création c’est d’abord la transmission « .
C’est probablement pour cela que la peinture de Fréderic Faye, si personnelle, est en même temps totalement universelle.

Jacques Jacob
Revue Territoire d’expression n°3
Printemps 2009

Portbail. 2008

La quête de la réalité.

Portrait de Frédéric Faye, un peintre de la côte des Isles sélectionné deux années de suite pour la manifestation d’art contemporain Mac 2000 reconnue comme la pépinière de référence de jeunes talents.

Après ces deux dernières expositions à Paris et Caen, Frédéric Faye expose très prochainement à Portbail ses morceaux choisis.
Parce qu’il vit de son travail de peintre, parce que la peinture doit être montrée pour exister, cet accrochage à Portbail, il y pense depuis un an.

Ce lieu d’exposition est extraordinaire. Il me permet de voir mes grands formats dialoguer les uns par rapport aux autres, ce que je ne peux faire dans mon petit atelier de Saint Maurice en Cotentin. Par ailleurs, les chapelles latérales me permettre d’y organiser des thématiques par séries.

Loin du dilettantisme du peintre amateur, à 44 ans Frédéric Faye constate que « les toiles qui marchent » sont souvent celles où il « travaille dans une grande tension« . Le talent inné, le génie ? Pour sa part, il n’y croit pas.

On est pas peintre à 20 ans ! La peinture demande toute une vie. Ce qui m’intéresse, c’est bien cela : me nourrir de la peinture des autres, des regards, de la critique.

Toujours en mouvement, Frédéric Faye arpente les galeries à Paris, où il est possible de voir tout et son contraire. Il cite par exemple le travail de la vidéaste Pipilotti Rist. Si « voir les galeries, c’est aller à la rencontre du vivant« , il puisse aussi inlassablement dans les musées -au Louvre en particulier- de quoi se ressourcer dans l’histoire de l’art.

Je ne peux pas vivre sans mes pairs. Si on sent l’histoire de la peinture dans ma peinture, alors oui : cela me porte.

Peindre comme avec « des ailes de papillon superposées ».

Jusqu’à il y a deux ans environ, Frédéric Faye a travaillé par thématiques. Il y a eu les végétaux (une série d’artichauts), les maillots de bain, les plongeurs en 2000 (un travail qu’il  qualifie lui-même d’un peu « chaotique »), les mains et les pieds, les baignoires (plus de calme, de douceur), et les têtes de moutons plus récemment.
Il en vient à rapporter une histoire d’un lièvre mort, écrasé par une voiture.

Je l’ai pendu par les pattes arrière, en me demandant ce que j’allais faire d’un sujet si ordinaire a priori. J’ai pensé à Dürer ; j’ai pensé à Soutine. Étais-je dans l’histoire de la peinture ? Comment allais-je m’en sortir ?

Alors ce lièvre, il en a fait un dessin, puis deux puis trois ; et d’autres encore jusqu’à l’épuisement du sujet et dans tous les sens du terme.
S’il dit aimer « la spontanéité du travail sur papier », rien ne semble devoir égaler pourtant la peinture sur la toile.

Contrairement aux peintres qui peignent dans l’instant, je reprends mes toiles sur des années. Je peux repeindre dessus, comme un repentir. J’ai besoin d’y revenir, de nourrir ma peinture. Mes toiles peuvent être déjà chargées histoire, de matière. Il y a de la profondeur, des glacis que seule offre la peinture à l’huile.

Frédéric Faye travail avec des jus léger, des couches « comme des voiles, des ailes de papillon superposées ».
Sa gamme chromatique offre des tons rabattus, cassés avec des ruptures de  gris colorés. Inévitablement, il y a une part de hasard contrôlé dans son travail où certaines choses peuvent s’articuler sans un contrôle sur tout. « Et il y a là un plaisir de ne pas savoir où on va ».
Aujourd’hui, Frédéric Faye s’intéresse à la figure humaine. « Je l’intègre dans le paysage ». Cette déclaration pourrait sembler bien banale.
Et pourtant…

Xavier EVENARD

Laval, 1991.

Une palpitation particulière.

Frédéric Faye, 27 ans, vit et travaille à Barneville (Manche ).
Après des études d’art à Paris (ESAG, atelier André Lecomte, ENSBA), il expose régulièrement en Normandie depuis 1987.
Pour sa première manifestation à Laval, il a regroupé une trentaine d’oeuvres, peintures, dessins, aquarelles, qui ont pour thème les paysages du Cotentin. Mais les natures mortes ou les scènes intérieures l’inspirent également.
Les aquarelles de Frédéric Faye ont une fermeté, une vigueur, une construction assez rare dans ce genre de technique. Les formes nous font signe d’emblée, les couleurs définissent les caractères essentiels du paysage, parfois  aux confins de la figuration et de l’abstraction.
La lumière se condense alors sur le décor réduit à l’essentiel : les teintes sont celles du sable. Et les vagues qui s’avancent vers nous quand Frédéric Faye peint au bord de la mer, ont déjà les nuances de la plage mouillée qu’elles vont investir. Le peintre inscrit son propre langage, ses émotions, face à un paysage qui se renouvelle sans cesse et qu’il sait traduire en grands rythmes colorés.
Autre facette de l’exposition : des dessins où Frédéric Faye procède dans des premiers plans par masses très denses, mais animés par des découpages de forme qui donne à ces œuvres leur palpitations très particulières. Il est sans conteste doué pour le dessin semble donner là le meilleur de lui-même. L’artiste est à suivre…

Elisabeth Soutra.

Galerie Itinéraires
Galerie Itinéraires, 33 rue du Pont de Mayenne. Tous les jours de 10 heures à 12h et de 15 heures à 19h en présence de l’artiste jusqu’au 12 novembre.