« Présences » (2009) de Frédéric Faye .

Le musée Quesnel- Morinière de Coutances présente les œuvres du peintre Frédéric Faye. Le travail du talentueux artiste du Nord-Cotentin est visible jusqu’au 20 décembre dans un ensemble intitulé Présences.

Pour exposer au musée Quesnel-Morinière les œuvres du peintre Frédéric Faye, un dialogue entre l’équipe du musée et l’artiste a permis de faire le choix le plus judicieux dans ce lieu intimiste. Les trois salles successives du rez de chaussée de l’Orangerie proposent « un parcours sur le travail du peintre dans l’ensemble du processus de création ».
Ainsi, la première salle présente différentes séries de petits formats ; une thématique principale se dégage de ces croquis, dessins, lavis de chine et huiles sur papier : la figure humaine, les têtes de poissons, les têtes de moutons.

Vif. Huile sur toile. 100 x 200 cm . 2005

Vif. Huile sur toile. 100 x 200 cm . 2005

Dans la seconde salle sont accrochées les huile sur toile parmi lesquelles Vif. Pour cet œuvre de dimension importante (100 par 200 cm), la figuration des deux têtes de poissons comme en dialogue, en vient à se résumer à l’essentiel : deux cônes inversés (l’aboutissement d’un long et passion travail sur ce motif). La troisième salle réserve une vue d’ensemble significative du travail foisonnant de Frédéric Faye. De son travail passé et présent.

Un emprunt au Maîtres anciens.

L’équipe du musée a trouvé intéressant d’y exposer par exemple plusieurs variations autour d’une étude fragmentée du Leonidas aux Thermopyles  de David.

Sans passer ma vie exclusivement dans les musées, j’y trouve toutefois une inspiration constante, comme au Louvre où je dessine dès que cela m’est possible. Je ressens beaucoup d’émotions au contact directe et intime de la toile… C’ est étourdissant.

Pour un bon aperçu de ce processus de ce création, on ne manquera pas de s’arrêter sur les vitrines exposant les nombreux croquis de l’artiste.

Je me nourris du travail des maîtres anciens mais sans aucune intention de copistes.  Ces empreintes inscrivent l’oeuvre dans la modernité.

Au première étage, l’exposition se complète par des œuvres plus anciennes datées de 2002 à 2004. Au parcours de cette remarquable exposition, on percevra combien Frédéric Faye, en travaillant sur l’intime, entend travailler sur l’universel. Les amateurs ont encore un mois et demi pour découvrir ce beau moment de peinture.

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Xavier EVENARD

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