Portbail 2014

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Frédéric Faye a rassemblé tout ce qu’il a appris de la peinture depuis sa naissance.
Dans son magnifique jardin, il s’immerge désormais dès la première heure du jour, dans un corps à corps avec son nouveau sujet : la nature.
Ses grandes toiles inondées de lumière, de dégradés de rose somptueux, de bleus cobalts inouïs sourdant sous des pétales de magnolias larges et épanouis, sont des havres de paix, comparées à certaines de ses anciennes oeuvres décharnées et solitaires.

Philippe le Bariller.

Portbail 2014.

PORTRAIT PASSION.

Frédéric Faye en immersion végétale.

Frédéric Faye sort de sa tanière de Saint Maurice en Cotentin pour exposer pendant une semaine à la chapelle de Portbail, à partir du 4 août prochain. L’occasion d’apprécier l’évolution de ce grand peintre de la matière et de la lumière.

Frédéric Faye n’ observe pas seulement les poissons, les vaches ou la nature lorsqu’il se plante devant pendant des heures. Il « travaille ». Frédéric ne peint pas seulement quand il peint. Il fait son « travail ». Quand il choisit l’huile  plutôt que l’aquarelle ou la gouache, c’est parce qu’il y a « plus de nervosité dans l’huile« .
Quand il ouvre le couvercle d’un bocal merveilleux de bleu outre-mer, c’est l’odeur d’abord qu’il vous fait admirer. Ses tubes bien gros et bien gras viennent d’industriels français hors-pair, Leroux, Sennelier… Que du beau.
Tout respire chez lui l’énergie de l’artisan en quête du Graal. Un coté peintre maudit peut-être, lui qui jouit des faveurs de la diaspora artistique parisienne, mais ne parvient pas ou peu à se voir offrir des lieux à son goût pour s’exposer ici.
Sa présence du lundi 4 août au dimanche 10 août à la chapelle Notre-Dame de Portbail relève du miracle. Non déplaise à sa modestie maladive, c’était un lieu à la hauteur de son art, offrant des champs visuels et des éclairages intéressants.
Et c’est à deux pas de chez lui. Ca le rassure, sans doute, et surtout rend possible sa présence régulière, synonyme de contact précieux avec le public.

Énergies rythmiques.

Les connaisseurs seront surpris. Finis les plongeurs éclaboussants, les poissons morts sur fond rouge vif, les vaches déjantées par les traits brutaux  de couleurs dont on verra quelques exemplaires dans cette exposition.
Frédéric Faye a rassemblé tout ce qu’il a appris de la peinture depuis sa naissance.
Dans son magnifique jardin, il s’immerge désormais dès la première heure du jour, dans un corps à corps avec son nouveau sujet : la nature.

Triptyque Roses. huile sur toile 162 x 97 cm .2013

Triptyque Roses. huile sur toile 162 x 97 cm .2013

Je fais des croquis, des dessins rapide, juste pour m’imprégner des lumières, des mouvements naturels des plantes. A force de travail, je me sens aujourd’hui capable de m’exprimer à l’atelier de manière instinctive. Ça commence à être intéressant.

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Sa plus grande angoisse c’est de ne plus faire du Frédéric Faye. Et c’est vrai que le contraste est saisissant. Ses grandes toiles inondées de lumière, de dégradés de rose somptueux, de bleus cobalts inouïs sourdant sous des pétales de magnolias larges et épanouis, sont des havre de paix, comparées à certaines de ses anciennes oeuvres décharnées et solitaires.

Magnolias fond noir .Huile sur toile. 92 x 73 cm. 2013

Magnolias fond noir .Huile sur toile. 92 x 73 cm. 2013

Mais la matière est toujours là. Le geste aussi.

Ce qui compte pour moi c’est cette conjonction d’énergies rythmiques

nous lâche-t-il soudainement, en oubliant son aversion pour les grands mots.
Tout est dit.
Reste à voir sur place et se faire une idée car on peut aimer ou ne pas aimer. Frédéric Faye a choisi de montrer une trentaine d’oeuvres, dont un triptyque végétal de trois mètres de large, dans une mise en scène simple, mais très étudiée, collant à l’architecture de la chapelle. À notre tour d’y plonger.

Philippe le Bariller.

Expo Bër 2013

« Eléments de nature » par Zoé Gosset.

Frédéric Faye travaille par thème, sans qu’il y ait dans sa démarche préciosité ou anecdotisme. Comprendre intimement son sujet et trouver la forme qui saura lui rendre hommage sont les deux facettes d’une même quête.

Aujourd’hui, Frédéric Faye peint des vaches et des cochons. C’est dans la petite ferme située tout près de chez lui, dans le Cotentin, qu’il a trouvé ses modèles, élevés avec soin, en petit nombre.
Observateur patient, il a saisi dans ses carnets chacun de leurs mouvements et de leurs postures.
Sur la toile se sont pressées les vaches en troupeau. Pour elles, le peintre explore une palette dense et resserrée de noirs, gris, blancs, tissant dans la peinture de multiples chemins, sur lesquels il promène inlassablement son regard : il corrige les derniers escarpements, jusqu’à ce que les couleurs et les traits « chantent ».
Devenu visiteur familier de la ferme, Frédéric Faye s’est penché sur l’enclos des porcs de Bayeux avec une curiosité et une attention infinies. Il a rendu leurs roses et leurs gris, la longueur de leurs corps et la largeur de leurs oreilles, l’équilibre de leur communauté.
Il émane de ces représentations une grâce que l’on n’aurait pas supposée. La naïveté d’une vie animale tranquille, mais aussi ce qui la rapproche d’une vie humaine : une vache couchée parmi ses congénères évoque la Nativité, deux cochons reposant côte à côte la tendresse d’un couple endormi. « Ils respirent comme nous » remarque Frédéric.
Cette proximité vécue entre le peintre et ses modèles, Frédéric Faye nous l’offre dans des grands formats dont le point de vue serré nous invite au sein-même de la communauté animale.

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La nature, qu’elle soit bête ou plante, a toujours été un sujet de prédilection pour le peintre. Mais aujourd’hui elle gagne peu à peu tous les tableaux, révélant des correspondances fertiles : une tête de poisson sanglante fleurit à l’unisson de deux énormes pavots blancs ; les baignoires, transposées dans les forêts, deviennent baignades ; des corolles de fleurs roulent bientôt auprès des torses masculins. La perméabilité des éléments réunis les fait soudain vivre et vibrer de concert. La figure humaine, sculptée dans la verdure, devient mythe – Faune, Homme des origines, Enfant Sauvage – disent la vérité de notre appartenance à la nature dans une langue muette et solennelle.

Forte d’une sagesse nouvelle, la peinture de Frédéric Faye n’a jamais connu un si grand apaisement, ni une telle liberté. Elle ouvre un dialogue infini entre les éléments. Le spectateur quitte la frontalité, pour plonger avec jouissance dans le mouvement proposé.

Galerie Bër. 2011

Impatience et patience de Frédéric Faye.
Frédéric Faye s’est installé à Saint-Maurice en Cotentin, prèe de Carteret. Il expose ses peintures à Cherbourg jusqu’au 27 juillet.
Frédéric Faye travaille dans un atelier de la côte des îles. Ses  grands formats emplis de couleurs naissent dans une pièce basse de plafond, avare en lumière naturelle les mois d’hivers. Le peintre s’adapte.
Chaque journée de peinture commence tôt, avec une courte pause déjeuner, l’assiette posée sur les genoux.

J’ai du mal à m’arrêter , mais dessiner c’est ma nourriture quotidienne.

Il a un rapport très fort à la peinture à l’huile. Cela tient sûrement à la « chimie« , la « mixtion »

Parfois je sors de la boue, parfois de Laure. J’ai mis du temps à accepter le doute et la solitude.

Frédéric peint plusieurs toiles en même temps, et  les œuvre inachevée se répondent dans l’atelier. Ce dialogue aide le peintre a avancer, debout devant son chevalet, ou à même le sol. Quand respirer devient nécessaire, l’artiste jardine, patiemment, passionnément là aussi, « avec une préférence pour la taille douce des arbres« , parce qu’alors le peintre joue encore avec la lumière.
Le gris lumineux de l’hiver à la Bizerie, le bronze d’un gunnera un soir d’automne, où le soleil rasant qui cogne sur la toile un jour de mars : c’est, plus qu’un sujet, la lumière qui fait travailler Frédéric Faye.

Galerie Bër
Jusqu’au 27 juillet 2011, du mardi au samedi, rue du port, Cherbourg. Tel: 02 33 94 34 06

Galerie Bër, 2011.

Frédéric Faye aux cimaises de la galerie Bër-Cherbourg. 23 juin 2011

Le peintre Frédéric Faye est l’invité de Gwénaël Guézennec à la galerie Bër jusqu’au 26 juillet. Avec une peinture puissante et intime.
Frédéric Faye était venu déjà en 2010 à la galerie Bër pour une exposition collective avec des graveurs.
Cette fois, il revient pour une exposition personnelle, intitulé Des visages et des corps, à ne manquer sous aucun prétexte tant l’artiste est talentueux et rare.
Sa dernière exposition personnelle dans la région remonte à 2009, au musée de Coutances. Frédéric Faye fonctionne par séries  et c’en est une sur le corps humain que les visiteurs de la galerie et cave à vins naturels peut admirer ici.
Des visages, des baigneurs, des études de pieds, de main , et des maillots de bain… Frédéric Faye peint l’ intimité, un intérieur, une rencontre.

Je présente des je suis sur papier, des huile sur toile, et des dessins. Certains date d’un mois, d’autres ont deux ou trois ans. Tous ont été choisi avec Gwénaël.

Et le choix n’a pas dû être aisé, parmi les quelque  150 toiles de son atelier. Frédéric Faye travaille actuellement à une nouvelle série.

Au printemps, je me suis laissé happé par l’extraordinaire jaune souffre des champs de colza. Et j’ai recommencé à faire des croquis sur le motif.

Après avoir peint beaucoup de bêtes mortes, notamment des poissons, cela plaît à Frédéric Faye de peindre du vivant, peut-être les vaches Gasconnes du voisin… Vivement la prochaine exposition du peintre de la côte des isles.

Galerie Bër
Jusqu’au 26 juillet, du mardi au samedi, de 10h à 13h, de 15h à 20h. Galerie Bër, 9 rue du port. Cherbourg. Tel O2 33 94 34 06